Tower Semiconductor investit 4 milliards de dollars dans un hub de puces au Japon

L'israélien Tower Semiconductor prévoit d'investir 4 milliards de dollars pour établir au Japon son plus grand centre de production de semi-conducteurs optiques, avec une capacité portée à 45 000 tranches de 300 mm par mois d'ici 2029, soit environ 40 fois les niveaux de l'an dernier. Cette expansion répond à la demande croissante de photonique sur silicium, technologie combinant composants optiques et puces pour accélérer les serveurs d'IA, notamment ceux de Nvidia, dont Tower est un fournisseur clé avec plus de 80 % de parts de marché dans les semi-conducteurs de communication optique. L'entreprise, qui a acquis une usine de Panasonic en 2014 et exploite déjà trois sites au Japon, prévoit d'introduire des procédés de pointe comme le co-packaging optique à Toyama, avec un soutien de 1 milliard du ministère japonais de l'Économie. Ce choix s'appuie sur la base technologique avancée du Japon et les compétences d'anciens employés de Panasonic, tout en n'excluant pas une collaboration avec le groupe NTT. Cette expansion permettra à Tower de prioriser les ventes au Japon, renforçant la chaîne d'approvisionnement locale en infrastructures d'IA, et de réduire l'écart avec TSMC dans le co-packaging optique. Pour le Japon, c'est un levier stratégique pour sécuriser sa souveraineté technologique face aux tensions géopolitiques, tout pour les clients d'IA comme Nvidia, cela implique une diversification des sources d'approvisionnement et une possible baisse des coûts à terme.