L'eurozone menacée par le coût énergétique : l'inflation à 3,8% sous pression
Joachim Nagel, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), a mis en garde contre les risques persistants d'inflation dans la zone euro, actuellement à 3,8%, soit près du double de l'objectif de 2%. Il a souligné que les coûts élevés de l'énergie, notamment du gaz, dont les stocks européens sont faibles, pourraient pousser la région à acheter des volumes supplémentaires massifs cet hiver, exacerbant les tensions inflationnistes. Bien que les anticipations d'inflation à long terme restent alignées sur la cible de la BCE, Nagel a prévenu que la pression sous-jacente, hors composantes volatiles, demeure forte. Les marchés financiers anticipent désormais une probabilité de 80% d'une hausse des taux directeurs en décembre, après deux augmentations cet été, ce qui impacterait directement le coût du crédit et l'attractivité des obligations. Pour les investisseurs asiatiques, cette décision signifie un renforcement potentiel de l'euro, des tensions sur les matières premières et une réévaluation des flux de capitaux vers des actifs refuge comme l'or, que Nagel a jugé pertinent face aux tensions géopolitiques.