Taïwan criminalise l'exportation de puces Nvidia vers la Chine
Le 16 octobre 2026, le ministre taïwanais de l'Économie, Kung Ming-hsin, a annoncé un projet visant à ajouter les serveurs d'IA et les semi-conducteurs de pointe à la liste des biens contrôlés, rendant leur expédition vers la Chine punissable au titre de la loi sur le commerce extérieur. Jusqu'à présent, aucun cadre pénal direct n'existait à Taïwan pour ces envois, ce qui facilitait un marché gris via des hubs régionaux. Cette annonce fait suite à l'accord commercial signé avec Washington le 15 janvier, qui réduit les droits de douane américains de 20 % à 15 % sur la plupart des produits taïwanais et prévoit 250 milliards de dollars d'engagements d'investissement taïwanais aux États-Unis. Pour les actionnaires de Nvidia (NASDAQ:NVDA), TSMC (NYSE:TSM) et Super Micro (NASDAQ:SMCI), l'effet est double : la fermeture du canal taïwanais supprime une source de demande grise non comptabilisée dans les ventes officielles en Chine, mais elle réduit aussi le risque réglementaire pesant sur ces entreprises. Les cours ont déjà reculé (Nvidia à 214,13 $, -1,43 % ; TSMC à 412,61 $, -2,28 % ; Super Micro à 31,63 $, -9,86 %), mais dans un contexte de vente plus large du secteur. Le projet de loi, porté par le député Chung Chia-pin, doit encore être adopté par le Parlement, sans calendrier précis.