Terres rares : Pékin verrouille l'accès, l'Occident sous pression
Depuis 2025, des fournisseurs chinois de terres rares ont cessé d'expédier leurs matériaux vers les États-Unis, craignant des répercussions de Pékin. En avril 2025, la Chine a imposé des restrictions d'exportation sur plusieurs terres rares lourdes et aimants permanents, perturbant les chaînes d'approvisionnement des constructeurs automobiles, des entreprises aérospatiales, des fabricants de semi-conducteurs et des fournisseurs de la défense. Contrairement au pétrole, les terres rares ne sont pas consommées mais intégrées dans des produits finis (véhicules électriques, éoliennes, moteurs industriels, systèmes militaires), ce qui rend leur substitution difficile. La Chine domine encore environ 85 % du raffinage mondial en 2025, contre 90 % en 2023, et l'AIE estime qu'elle conservera 70-73 % en 2035 même si tous les projets hors Chine aboutissent. Ce n'est donc pas une simple course aux mines, mais une bataille stratégique pour le contrôle des usines de transformation, où Pékin dispose d'un quasi-monopole. L'Occident tente de réduire sa dépendance, mais les goulots d'étranglement industriels restent un levier majeur pour la Chine.