SK Hynix veut plus d'outils en Chine avant de construire aux États-Unis
SK Hynix, via sa filiale américaine Solidigm, conditionne son projet de nouvelle usine de puces NAND aux États-Unis à l'obtention d'une licence d'exportation américaine pour expédier davantage d'équipements de fabrication dans son usine de Dalian, en Chine. L'entreprise demande des outils supplémentaires auprès de Lam Research, Applied Materials et KLA Corp. L'administration Trump pousse les fabricants étrangers à produire sur le sol américain, mais le gouvernement américain a resserré les restrictions d'exportation, limitant les expansions en Chine depuis la révocation des exemptions. Cette manœuvre révèle la dépendance des géants sud-coréens vis-à-vis du marché chinois pour financer leurs investissements américains, et met en lumière les risques géopolitiques pesant sur la chaîne d'approvisionnement des semi-conducteurs. Parallèlement, l'action SK Hynix a chuté de 20 % en mai, son pire mois depuis son introduction au Nasdaq, plombée par les inquiétudes sur la durabilité des dépenses en IA et la concurrence croissante des fabricants chinois. La décision de SK Hynix pourrait inciter d'autres groupes comme Samsung Electronics à revoir leurs propres arbitrages entre Chine et États-Unis.