Les NPU coréens défient les GPU avec une efficacité énergétique inédite
Des processeurs neuromorphiques (NPU) conçus par des startups coréennes (FuriosaAI, Rebellions, Sapeon) se positionnent comme alternatives aux GPU Nvidia pour l'inférence d'IA, avec une consommation divisée par 10 à 30 selon des benchmarks internes. Le déclencheur de cette actualité est la visite d'AMD CEO Lisa Su en Corée le 7 octobre, lors d'une réunion fermée avec des responsables locaux, montrant l'intérêt des géants américains pour cette filière. Ces puces, gravées en 7 nm chez Samsung et TSMC, visent d'abord les data centers et l'edge computing (smartphones, objets connectés). L'enjeu : briser le monopole de Nvidia sur les accélérateurs IA, en misant sur un TDP inférieur à 60 W contre 300 à 700 W pour un A100. Si elles tiennent leurs promesses de performances par watt, elles pourraient faire chuter les coûts d'exploitation des fermes de serveurs (électricité, refroidissement) et ouvrir l'IA embarquée aux applications temps réel. Pour les constructeurs asiatiques de cloud (Naver, Kakao, Alibaba), c'est une alternative souveraine face aux restrictions d'export US ; pour les fondeurs coréens (Samsung), une vitrine technologique face à TSMC.