Inde : le programme de puces universitaires s'étend à 400 établissements, selon un ministre
Dans un entretien exclusif, le ministre indien de l'Électronique et des technologies de l'information, Ashwini Vaishnaw, a annoncé que le programme Chips to Startup couvre désormais 400 universités, offrant aux étudiants une expérience concrète de conception, de tape-out et de test de semi-conducteurs, une première mondiale selon lui. Cette initiative s'inscrit dans le cadre du plan Semiconductor 2.0 de l'Inde, qui vise à mettre à niveau les cursus d'ingénierie (B.Tech) vers la conception de systèmes et à développer des capacités sur cinq ans dans le packaging avancé, les équipements et les matériaux. Le ministre a répondu aux critiques sur la focalisation sur les nœuds matures (28 à 90 nm) en soulignant qu'ils représentent 70 % du volume mondial de semi-conducteurs, essentiels pour l'automobile et l'électronique grand public. Parallèlement, l'Inde fait face à une loi américaine autorisant des droits de douane pouvant atteindre 100 % sur les importations en provenance des cinq plus grands acheteurs de pétrole et de gaz russes, ce qui menace directement l'Inde, un acheteur majeur. New Delhi maintient sa position de sécurité énergétique nationale, tout en soulignant l'impact potentiel sur les relations bilatérales et les marchés mondiaux. Cette double dynamique — montée en compétence locale et pression géopolitique — redéfinit la stratégie industrielle indienne dans un contexte de chaînes d'approvisionnement fragmentées.