Dette mondiale à 365 000 milliards $ : le Japon dans la spirale vicieuse
Selon l'Institute of International Finance (IIF), la dette mondiale a augmenté de 10 000 milliards de dollars au premier semestre pour atteindre 365 000 milliards. Les rendements des obligations d'État à moyen et long terme des grandes économies – dont le Japon – sont au plus haut depuis plus d'une décennie, signe de l'inquiétude des investisseurs face à la hausse des taux, aux pressions énergétiques persistantes et à une croissance atone. Le Japon, avec une dette publique dépassant 220 % de son PIB, est particulièrement exposé : les paiements d'intérêts sur sa dette souveraine s'envolent alors que la Banque du Japon a relevé ses taux, mettant fin à des années de politique monétaire ultra-accommodante. Les économies avancées ont déjà payé plus de 3 300 milliards de dollars d'intérêts sur leurs obligations internationalement négociées l'an dernier, soit plus que les dépenses mondiales en IA, défense ou énergie propre. L'IIF alerte sur un « cercle vicieux » entre élections, solutions à court terme et vulnérabilité à long terme, tandis que le FMI et l'OCDE appellent à des réformes fiscales urgentes. Pour le Japon, cela signifie une pression accrue sur les finances publiques, un risque de dégradation de la note souveraine et des conséquences directes sur les taux d'emprunt des entreprises et des ménages, fragilisant la troisième économie mondiale.