La Chine veut attirer l'or des banques centrales européennes
Alors que les banques centrales européennes, comme celle des Pays-Bas, rapatrient leurs réserves d'or depuis les États-Unis en raison des tensions géopolitiques et de la crainte d'une utilisation du dollar comme arme financière, Pékin et Hong Kong renforcent leurs infrastructures de stockage pour capter ces flux. La Banque de France a ainsi vendu 129 tonnes d'or à New York avant de racheter des lingots équivalents en Europe, tandis que l'Allemagne et la Serbie ont suivi des stratégies similaires. La Chine y voit une occasion de positionner Shanghai et Hong Kong comme hubs de conservation alternatifs, réduisant la dépendance mondiale au système américain. Pour les banques centrales européennes, cette délocalisation permet de diversifier les risques et de se prémunir contre d'éventuelles sanctions. Pour la Chine, attirer ces réserves renforcerait son influence financière internationale et accélérerait la dédollarisation.