Détente américano-chinoise : un consensus inédit sur la stabilité stratégique
Lors de leur rencontre à Pékin en mai, Xi Jinping et Donald Trump ont scellé un accord pour bâtir une « relation constructive de stabilité stratégique », une première en plus d'une décennie. Ce cadre ne vise pas une détente nucléaire, mais un équilibre permettant d'éviter une détérioration supplémentaire et de coopérer là où les intérêts convergent. Malgré cet accord, les frictions persistent : en juin, le Pentagone a ajouté Alibaba, Baidu et BYD à sa liste des entreprises liées à la fusion civilo-militaire, tandis que Pékin a riposté en plaçant dix entités américaines sous contrôle des exportations à double usage. Les deux camps ont toutefois limité l'escalade, préservant le consensus de mai. Concrètement, ce nouveau paradigme permet à Pékin et Washington de gérer leurs divergences sans tomber dans un conflit militaire ou une nouvelle guerre froide, en abaissant le plancher des tensions plutôt qu'en cherchant un règlement global illusoire. Pour les entreprises et les marchés, cela signifie une rivalité maîtrisée, mais toujours imprévisible à court terme.