Japon et Corée durcissent leur contrôle fiscal et financier des cryptoactifs
Le 24 septembre, l'Agence nationale des impôts du Japon a lancé le système KSK2, une plateforme centralisée qui consolide les données fiscales, les relevés bancaires et les échanges d'information internationaux pour détecter les déclarations manquantes de cryptoactifs, sans toutefois détailler les règles d'analyse IA spécifiques. Parallèlement, le ministère des Finances japonais a mis en place le 30 septembre un groupe de recherche sur la blockchain, avec des experts de l'université de Tokyo et de la banque centrale, pour étudier la compensation en temps réel des obligations d'État, s'inspirant des fonds monétaires adossés à des titres du Trésor américain déjà tokenisés. En Corée du Sud, la capitalisation totale du marché des actifs virtuels a chuté de 33 % en six mois, à 58,9 billions de wons (43,4 milliards de dollars) fin juin 2026, tandis que les dépôts en wons des traders ont baissé de 35 %, selon la Commission des services financiers. Ces mesures marquent une radicalisation de la surveillance fiscale et financière des cryptoactifs en Asie, après des années de régulation souvent perçue comme laxiste. Pour les investisseurs et les plateformes d'échange, cela signifie un risque accru de redressements fiscaux au Japon et une pression baissière supplémentaire sur la liquidité en Corée, où l'effondrement des volumes contraste avec l'ambition affichée d'étendre la tokenisation aux actions et obligations.