GNL : la crise du détroit d'Ormuz révèle un problème de coordination, pas de volume
Le 11 septembre 2026, seuls 10 navires ont traversé le détroit d'Ormuz, soit 7,5 % du trafic d'avant-conflit, conséquence directe de l'affrontement militaire américano-iranien. Le Japon, troisième importateur mondial de GNL, a vu ses approvisionnements en provenance du Qatar chuter à 0,6 % des importations totales (contre 5,2 % au printemps) et a signé le même jour son premier accord d'urgence avec le malaisien Petronas. Ce mécanisme, piloté par JOGMEC, donne à l'État le pouvoir légal d'acheter et de redistribuer du GNL aux utilities privées exclues d'un marché spot en flambée. Les exportateurs américains de GNL, sans exposition à Ormuz, en sont les grands bénéficiaires structurels avec une hausse de 15 % des livraisons vers le Japon sur janvier-juillet 2026. Le METI japonais prévoit de dupliquer ce modèle bilatéral avec d'autres fournisseurs non-Ormuz, transformant un instrument d'urgence en nouveau paradigme régional de sécurité énergétique.