Le pétrole plonge de plus de 4 % sur un espoir de fin de guerre avec l'Iran
Les cours du brut ont perdu plus de 4 % lundi après la révélation par Axios d'une lettre du vice-président américain JD Vance au chef de la sécurité nationale iranienne Mohsen Rezaei, ouvrant la voie à de possibles négociations directes — la démarche la plus haut placée entre les deux pays depuis des mois. Téhéran a de son côté annoncé être prêt à rouvrir le détroit d'Ormuz sous deux jours si Washington accepte de mettre fin au conflit « sur tous les fronts », une ouverture que plusieurs analystes jugent tactique à la veille des élections de mi-mandat américaines, où les démocrates espèrent reprendre au moins une chambre du Congrès. Les valeurs énergétiques ont reculé et les prix du gaz ont suivi le mouvement, tandis que les secteurs consommateurs de carburant profitaient de la détente : Arne Lohmann Rasmussen, chef analyste chez Global Risk Management, rappelle cependant que les attaques contre les navires en mer d'Oman se poursuivent et maintient une prévision de prix élevés « plus longtemps ». Le repli se propage à la tech asiatique : le japonais Kioxia a plongé de près de 16 % après des perspectives jugées trop prudentes (soit environ 70 % sous son record de juin, malgré +200 % depuis janvier), quand TSMC gagnait près de 2 %. Pour le Japon, la Corée du Sud, la Chine et l'Inde, qui absorbent l'essentiel du brut du Golfe passant par Ormuz, ces 4 % de baisse sont un bol d'air immédiat sur la facture énergétique et l'inflation importée, à condition que la route maritime reste praticable.