GNL en Alaska : Vance met la pression sur Séoul, les projets coréens en suspens
Le vice-président américain JD Vance a évoqué mardi les « dynamiques politiques » en Corée du Sud comme un obstacle potentiel à la participation de Séoul au projet de gaz naturel liquéfié (GNL) en Alaska, lors d'un entretien accordé à Alaska's News Source. Il a affirmé que les États-Unis mèneraient le projet à bien « que ce soit avec le gouvernement actuel ou le suivant », et a même suggéré de travailler avec le Japon et d'autres nations si nécessaire. Cette déclaration intervient après l'annonce par Donald Trump la semaine dernière d'un investissement sud-coréen de 6 milliards de dollars dans ce projet, incluant aussi une centrale à gaz au Texas et huit réacteurs nucléaires, dans le cadre de l'accord commercial bilatéral de. Le gouvernement sud-coréen, par la voix du ministre de l'Industrie Kim Jung-kwan, a tempéré en rappelant que le projet n'est pas finalisé et que sa viabilité commerciale doit être examinée. Or, ce projet avait déjà échoué par le passé précisément pour ce manque de viabilité, même si la guerre au Moyen-Orient lui a donné une nouvelle valeur stratégique. Pour la Corée du Sud, l'enjeu est de concilier la pression politique de Washington et ses propres critères de rentabilité, alors que l'administration Trump cherche à verrouiller des débouchés pour son gaz.